Courmangoux

Vue de la commune depuis le mont Myon.

Blason
Administration
Pays
France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Bourg-en-Bresse
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse
Maire
Mandat
Mireille Mornay
2020-2026
Code postal 01370
Code commune 01127
Démographie
Gentilé Curtimengiens
Population
municipale
508 hab. (2018 en augmentation de 0,2 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 19′ 55″ nord, 5° 22′ 11″ est
Altitude Min. 211 m
Max. 652 m
Superficie 14,82 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bourg-en-Bresse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Étienne-du-Bois
Législatives Première circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Auvergne-Rhône-Alpes
Courmangoux
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Courmangoux
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Courmangoux
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Courmangoux
Liens
Site web courmangoux.fr

Courmangoux est une commune française située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se trouve sur la route du Revermont qui relie Treffort-Cuisiat à Coligny. Comme beaucoup de communes de cette contrée, son habitat est assez dispersé mais elle présente la particularité d'être répartie en trois villages principaux où gravitent également de nombreux hameaux : la commune Courmangoux, Roissiat, sa carrière et son sentier Mémoire de pierre et Chevignat. On peut aussi citer entre Courmangoux et Roissiat, les hameaux de la Teppe et de la Courbatière où a vécu plusieurs années l'écrivain Bernard Clavel.

Ses habitants s'appellent les Curtimengiens et les Curtimengiennes[1].

Géographie

Situation

Localisation

La commune de Courmangoux se situe dans le Revermont bressan. Elle est assez étendue, étant caractérisée par un habitat dispersé en plusieurs hameaux d'importance variable mais ne comptant pas plus d'un centaine d'habitants au maximum.

C'est un village adossé à la montagne jurassienne qui s'ouvre à l'ouest sur la plaine de Bresse et le val de Saône (Mâcon est à une soixantaine de kilomètres), au nord sur le Revermont jurassien (Lons-le-Saunier est aussi situé à une soixantaine de kilomètres) et au sud sur Bourg-en-Bresse, la Dombes et la région lyonnaise.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Courmangoux
Verjon Salavre Bourcia (Jura)
Villemotier Courmangoux Bourcia (Jura)
Saint-Étienne-du-Bois Val-Revermont (Treffort-Cuisiat) Val-Revermont (Pressiat)

Climat

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Le climat continental qui caractérise cette région s'est beaucoup adouci depuis un demi-siècle, il est ici dans cette partie qui longe la plaine de Bresse, moins rigoureux que dans les autres parties du Revermont.

Voies de communication et transports

La commune se situe au croisement de la route du Revermont venant de Treffort-Cuisiat qui rejoint l'ex-nationale 83 (la grand-route Bourg-en-Bresse-Lons-le-Saunier) quelques kilomètres plus loin à Moulin-des-Ponts sur la commune de Villemotier où se dirige vers le village de Coligny.

À partir de Roissiat, une route passant par la commune Courmangoux permet aussi de rejoindre la nationale directement à Saint-Étienne-du-Bois pour se rendre à Bourg-en-Bresse. Elle sert aussi de point de départ pour les chemins de randonnées qui rejoignent la plaine de Bresse.

Situation stratégique s'il en est, d'autant plus qu'entre les deux hameaux de Chevignat et de Roissiat, une route sinueuse conduit au sommet de la colline qui marque la limite entre les départements de l'Ain et du Jura pour aller ensuite rejoindre la vallée du Suran vers Montfleur.

Urbanisme

Typologie

Courmangoux est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[5],[6].

Occupation des sols

Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (49,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (49,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (32,6 %), prairies (22,2 %), terres arables (21 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (16,5 %), zones agricoles hétérogènes (3,9 %), zones urbanisées (3,7 %)[7].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[8].

Morphologie territoriale

L'habitat de la commune est dispersé sur l'ensemble du territoire. Il est composé de trois principaux villages autour desquels existent de nombreux hameaux. La commune de Courmangoux regroupe la plus grande partie de la population, mais il existe également Roissiat avec sa carrière et son sentier Mémoire de pierre et Chevignat. D'autres hameaux notamment ceux de la Teppe et de la Courbatière entre Courmangoux et Roissiat, existent.

Logement

Le nombre total de logements dans la commune est de 233[9]. Parmi ces logements, 70,4 % sont des résidences principales, 23,2 % sont des résidences secondaires et 6,4 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 98,8 % des maisons individuelles, aucun appartement et enfin seulement 1,2 % sont des logements d'un autre type. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 81,1 %[9]. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui vaut 55,3 %. En conséquence, la part de locataires est de 15,9 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieure à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[9]. On peut noter également que 3 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 0,6 % sont des studios, 11 % sont des logements de deux pièces, 19,5 % en ont trois, 29,3 % des logements disposent de quatre pièces, et 39,6 % des logements ont cinq pièces ou plus[9].

Étymologie

Panneau d'entrée.
Panneau d'entrée.

Courmangoux

Pour Perrenot dans son ouvrage sur la toponymie burgonde, Courmangoux est un nom de lieu burgonde. « Cour » proviendrait du latin « cohortem » dont un sens est « domaine » et « mangoux » proviendrait de « Mangold », nom de personne germanique burgonde qui signifie « celui qui dirige la troupe », de « mang » : la troupe et « old » : gouverner. Courmangoux aurait donc le sens de domaine de Mangold. Explication de la plupart des spécialistes en toponymie[réf. nécessaire]. On trouve d’autres noms de lieu très proches : comme « Manigold » en Suisse, « Manegolt » à Strasbourg, et surtout « Manigod » en Haute-Savoie dont la prononciation patoisante est « man’gou » très voisine de « mangoux » et dont l’origine est la même.

Selon une autre hypothèse, « Cor » provient de « Cortè » qui signifie « habitation », « mangon » étant une variante de « monacus » qui signifie « le moine ». Courmangoux signifierait donc « L’habitation des moines » (hypothèse de l'abbé Gringoz[réf. nécessaire]).

Chevignat

Le hameau de Chevignat a pour origine Chivisiacum, avéré vers 962, qui veut dire « le domaine de civisius », nom d’un patricien local.

Le château de Chevignat a été habité par la famille Piquet[réf. souhaitée]. Georges Jules Piquet (13 janvier 1839 - 18 janvier 1923), gouverneur d'Indochine et Cochinchine, a habité le château durant sa retraite. Il a été un des maires de Courmangoux.

Roissiat

Le nom du hameau de Roissiat, dont « Rosiaco villa » est la plus ancienne mention du nom attestée en 937, a une origine également controversée :

Histoire

L'Antiquité romaine

Pour rejoindre Lyon à Besançon, la voie romaine est tracée en flanc de montagne.

Les charrettes payaient alors l'impôt du péage à Roissiat, qu'on nommera plus tard Le Rotaticum en 843 (cf. supra)

Le Moyen Âge

Vers l'an 463, la région est rattachée au royaume de Burgondie. Un cimetière datant probablement du VIe siècle d'une cinquantaine de tombes a été découvert sur la route entre La Courbatière et Courmangoux.

Les moines de Saint-Vincent de Mâcon s’installèrent les premiers sur le territoire de la commune de Courmangoux puis vinrent ceux de Saint-Oyen de Saint-Claude dans le haut Jura, qui prirent la relève.

Vers l'an 900, les Hongres, mercenaires du roi d'Italie, envahissent la région.

En 925, Courmangoux devient possession des sires de Coligny.

Dans un acte daté de l’an 1184, l’empereur Frédéric Barberousse confirme le rattachement de l’église de « Cormangon » (ou « Courmangou », les auteurs ne sont pas tous d'accord) à l’abbaye de Saint-Claude.

Courmangoux devient dauphinoise en 1232 mais est très vite conquise par le comte de Bourgogne Robert II en 1285, année où la peste décime plus du tiers de la population qui se montait à l'époque à quelque 1 100 habitants (alors qu'en 2017 la commune compte un peu moins de 500 habitants).

Quatre ans plus tard, Courmangoux est vendue au comte de Savoie Amédée V,

La guerre marque la vie de la commune à partir du XIVe siècle, puis pendant une grande partie du XVe siècle et même au-delà (cf. infra).

Ainsi, en 1325, les Curtimengiens participent à la sanglante bataille de Vary contre les Dauphinois.

Puis au siècle suivant, en 1434, les trois principaux villages la commune, Courmangoux, Chevignat et Roissiat sont dévastés, la contrée ruinée et brûlée par les soldats du Bourbonnais.

La Renaissance

En 1559, par le second traité du Cateau-Cambrésis, le roi Henri II de France rétrocède la Bresse et le Revermont au duc de Savoie Emmanuel-Philibert dit Tête de Fer.

En 1618, Roissiat et Chevignat sont incendiés, vengeance de la résistance comtoise des incursions en Franche-Comté des armées françaises.

Par le traité de Lyon en 1601, sous le règne du roi Henri IV de France, le Revermont est rattaché définitivement au royaume de France et Courmangoux rattachée elle-même au mandement de Coligny-le-Neuf jusqu'à la Révolution française.

La commune de Courmangoux, comme les autres communes de la Bresse, du Revermont, du Bugey et du pays de Gex, est rattachée à la France sous le règne d'Henri IV en 1601.

Puis en 1634 débute la guerre dite de Dix ans au cours de laquelle la commune souffrit énormément des combats entre Français et Francs-Comtois[Note 3]. L'écrivain Bernard Clavel qui résida à Courmangoux, a raconté les péripéties de cette guerre dans une saga intitulée Les colonnes du ciel qui compte 5 volumes (La Saison des loups, La Lumière du lac, La Femme de guerre, Marie Bon pain et Compagnons du Nouveau Monde), publiée de 1976 à 1981 chez Robert Laffont.

« À Courmangoux, le vent s'arrête. De quatre à deux roues passent les charrettes. »

L'Époque contemporaine

La guerre a aussi marqué la période récente puisqu'en 1944, les hameaux de Roissiat et Chevignat sont incendiés. La commune paie un lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale[10].

Le , lors d'une rafle allemande, une dizaine de jeunes gens du village qui participaient à une fête de mariage sont envoyés en déportation ; un seul survivra[11]. Un odonyme local (« Rue du 16-Avril-1944 ») rappelle cet événement.

Lors du repli des troupes allemandes, les villages de Roissiat et Chevignat sont incendiés. Le haut-Roissiat est pratiquement détruit. Il ne reste que quelques rares maisons en pierre rescapées de l'incendie qui a ravagé le haut du village.

Les Allemands, furieux de l’intense activité de la Résistance dans ce secteur, en particulier celle de 1er bataillon de FTP du capitaine Cribeillet, et du soutien actif de la population, entreprennent cette opération qui finira en calamiteuse expédition de représailles.

La commune de Courmangoux est particulièrement touchée puisque ses deux principaux hameaux, Chevignat et Roissiat, sont largement détruits le . Les habitants s’enfuient ou sont expulsés de leurs fermes, les animaux meurent brûlés dans leurs étables. De ce gigantesque autodafé, la lueur des incendies se voit loin dans la Bresse : c’est ce qu’on appellera « Le Grand Brûle ». À Courmangoux, le bilan immobilier est affligeant : 67 habitations détruites, ravagées par le feu ; en tout, dans les 5 villages concernés, 278 bâtiments seront brûlés[12],[13]. En outre, un odonyme local (« Rue du 18-Juillet-1944 ») rappelle ces événements.

Le site-monument, fait de rectangles de pierre entremêlés qui symbolisent des poutres carbonisées s’écroulant sur les maisons, s’élève désormais sur le point géographique des villages incendiés, bien visible depuis la route de la corniche du Revermont, comme un rappel du mémorable « Juillet rouge » et des violences de la guerre.

Ces deux calamités, guerre et violence, que Bernard Clavel a inlassablement combattues durant toute sa vie et dont les paroles de paix, juste sur la colline d’en face, le long du chemin « Mémoire de pierre », sont à jamais gravées dans la pierre et font contrepoint.

Article connexe : Freiwilligen-Stamm-Division.

L'Après-Guerre et le XXIe siècle

Malgré le déclin des activités traditionnelles, la commune connaît un nouvel essor avec la création du sentier Mémoire de pierre en 1989 et plus récemment en 2009, avec la création de la bibliothèque Bernard Clavel. Sur le sentier Mémoire de pierre, onze pierres couchées et une pierre levée rappellent les disparus et le survivant.

Inauguré le , le site de mémoire « Le Grand Brûle », situé entre Chevignat et Roissiat, renvoie à la terrible journée du où une colonne de l’armée allemande rafle, pille et brûle les villages du Revermont entre Coligny et Treffort : Cuisiat, Pressiat, les hameaux de Roissiat et de Chevignat, Verjon[14] (cf. supra)

Politique et administration

La mairie.
La mairie.

Découpage territorial

La commune de Courmangoux est membre de la communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Bourg-en-Bresse. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[15].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Bourg-en-Bresse, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[16]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Étienne-du-Bois pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[16], et de la première circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[17].

Administration municipale

Budget 2010
Budget 2010

Tendances politiques

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Comme beaucoup de petites communes rurales, la tâche essentielle de l'équipe municipale est d'abord d'améliorer la vie de ses habitants et de ménager les investissements nécessaires au maintien et à l'amélioration des infrastructures du village.

Administration municipale

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La politique suivie par les différents conseils municipaux qui se sont succédé s'est surtout orientée vers l'action locale et l'activation de la vie sociale de la commune. Depuis quelques années, l'accent est mis sur l'action communale et sur le regroupement des forces intercommunales :

La bibliothèque Bernard Clavel est une initiative communale (elle dispose de 3 500 livres et revues dont environ 800 proviennent de la Bibliothèque de Lecturel). De nombreuses animations sont réalisées par les bénévoles de la bibliothèque : Opération Premières Pages, journée portes-ouvertes pour les enfants ou les adultes, rencontre avec des écrivains, yoga de saison avec lecture de textes....

Liste des maires

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 2008 Gérard Guret   Réélu en 2001
2008 En cours Mireille Mornay SE Employée - Réélue en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages

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Population et société

Courmangoux fait partie des communes ayant reçu l’étoile verte espérantiste, distinction remise aux maires de communes recensant des locuteurs de la langue construite espéranto.

Démographie

Article détaillé : Démographie de Courmangoux.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2018, la commune comptait 508 habitants[Note 4], en augmentation de 0,2 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0031 0501 0481 0601 000975926919886
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
828838783783796766736680641
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
680675639554551536510448389
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
395354296310327360461476490
2013 2018 - - - - - - -
507508-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Manifestations culturelles et festivités

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Santé et sports

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Médias

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Économie

La géographie de la commune explique son économie :

C'est aussi un village en expansion qui a réussi à enrayer son déclin démographique grâce à son dynamisme[Note 6].

Revenus de la population et fiscalité

Selon l'enquête de l'INSEE en 1999[22], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 13 938 euros par an, alors que la moyenne nationale est de 15 027 euros par an. Il n'y a pas de redevables de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) à Courmangoux.

Emploi

En 1999, la population de Courmangoux se répartissait à 43,1 % d'actifs, ce qui est légèrement inférieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 28,9 % de retraités, un chiffre supérieur au 18,2 % national. On dénombrait également 17,8 % de jeunes scolarisés et 10,3 % d'autres personnes sans activité.

Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans de Courmangoux était de 87 %, avec un taux de chômage de 12,3 %, donc légèrement inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.

Répartition des emplois par domaine d'activité

  Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Courmangoux 7,3 % 7,3 % 7,3 % 26,8 % 24,4 % 26,8 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[22]

Entreprises de l'agglomération

On dénombre, en 2004[23], seize entreprises dont la majorité sont des entreprises de construction et des commerces.

Culture et patrimoine

Lieux et monuments

Église Saint-Oyen et cure.
Église Saint-Oyen et cure.

Événements

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Article connexe : Armorial des communes de l'Ain.

Le blason de Courmangoux, conçu par Pierre Chaix en 1996, s’inspire de l’histoire de la commune. L’aigle d’argent rappelle les sires de Coligny et la crosse épiscopale le diocèse de Saint-Claude.


La commune de Courmangoux porte :

Coupé emmanché de trois pièces du second : au premier de gueules à l'aigle d'argent, membrée, becquée et couronnée d'azur, armée et lampassée d'or, au second d'azur à la crosse épiscopale d'or issant d'un croissant d'argent soutenu de trois besants du même ordonnés 2 et 1[25].

Notes et références

Notes

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Cette guerre constitue en fait un épisode de la guerre de trente ans qui a semé la désolation dans une grande partie des états allemands et dans la Franche-Comté alors possession des Habsbourg. Les habitants de cette région vont alors vivre un des épisodes les plus durs de leur histoire et subir famines et épidémies.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  5. Un exode important se produit lors de la quasi-disparition du vignoble détruit par le phylloxéra entre 1880 et 1890.
  6. Courmangoux comptait 1 060 habitants en 1821 pour descendre à 296 habitants dans les années 1970 et remonter actuellement aux environs de 480 habitants.

Références

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le )
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le )
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le )
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  8. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  9. a b c et d Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Courmangoux.
  10. Voir Jérôme Dupasquier, Salavre, Verjon, Chevignat, Roissiat... Juillet rouge en Revermont, éditions Musnier-Gilbert, 2004
  11. Marie-Ange Gaillard, « Courmangoux : les 70 ans de la rafle de Roissiat célébrés dans l'émotion », sur voixdelain.fr, (consulté le )
  12. « Le grand Brûle », sur memoiredepierre.fr (consulté le )
  13. Michel Gaillard, « Grand Brûle », sur courmangoux.fr le site officiel de la commune de Courmangoux (consulté le )
  14. « Le Grand Brûle de juillet 1944 », sur bresse-revermont.fr (consulté le ).
  15. « communauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le )
  16. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Courmangoux », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  17. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le ).
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  22. a et b Données démographiques d'après l'INSEE compulsées par linternaute.
  23. Entreprises, sur linternaute.com
  24. Le Progrès La bibliothèque.
  25. Armes de Courmangoux, sur labanquedublason2.com

Voir aussi

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Article connexe

Bibliographie