Ida Grinspan
Image dans Infobox.
Rencontre avec les élèves de « son » école à Sompt, 27 janvier 2014.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Ida FensterszabVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Lieu de détention
Distinction

Ida Grinspan, née Fensterszab le à Paris et morte le à Paris[1], est une Française déportée à Auschwitz, survivante de la Shoah.

Biographie

Ida Fensterszab est née à Paris le dans une famille juive d'origine polonaise. Son père, Jankiel Fensterszab[2] est né le à Korpszywnica. Sa mère, Chaja Fensterszab, née Nyssenbaum, est née le à Ostrow[3]. Ida a un frère, né en 1924.

Les parents d'Ida arrivent en France en 1924, venant d'Allemagne, où ils se sont rencontrés et mariés[4].

Jankiel Fensterszab est un artisan tailleur. La famille habite au 22, rue Clavel dans le 19e arrondissement de Paris.

Dans les Deux-Sèvres

À partir du printemps 1940, Ida Grinspan vit chez une famille de fermiers, Alice et Paul Marché, dans le hameau de Lié à Sompt (Deux-Sèvres), et fréquente l'école de Sompt.

En , c'est la dernière rencontre avec sa mère. Cette dernière est arrêtée le , lors de la rafle du Vélodrome d'Hiver[5] et déportée par le convoi no 11 vers le camp d'Auschwitz, où elle est assassinée.

Son père et son frère réussissent à se cacher.

Déportation

Ida Grinspan est arrêtée le à Lié à Sompt (Deux-Sèvres) par des gendarmes français[6],[7] et déportée par le convoi no 68 le qui arrive, après trois jours et trois nuits, le à Auschwitz.

Son père est déporté par le dernier convoi, le convoi no 77, le , vers Auschwitz, où il est assassiné. Ida est sauvée grâce à une infirmière polonaise, Wanda Ossowska.

Le , Ida Grinspan est rapatriée en France. Elle bénéficie ensuite de séjours de convalescence mis sur pied par l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR) en Suisse romande, où elle passe plus d'un an, dès le , dans trois des lieux d'accueil, à Crassier, Montana et au Le Mont-sur-Lausanne. C'est là, à la pension Hortensia, qu'elle rencontre Charlotte Delbo, dont elle deviendra une très grande amie[8].

Témoignage

Ida Grinspan est l'auteur, avec Bertrand Poirot-Delpech, d'un livre intitulé J'ai pas pleuré[9], publié en 2002 chez Robert Laffont.

Distinctions

Hommages

Une esplanade porte le nom d'Ida Grinspan au lycée Pierre Caraminot à Egletons en Corrèze, ainsi qu'une salle polyvalente au Lycée Alexandre Ribot de Saint Omer (Pas-de-Calais).

Décorations

Ouvrage

Filmographie

Notes et références

  1. « L'ancienne déportée d'Auschwitz, Ida Grinspan, est décédée à 89 ans », sur Ouest-France, (consulté le )
  2. « En quête d'histoire. Sur les traces de Jankiel Fensterszab, déporté », www.convoi77.org, février 2017.
  3. Klarsfeld, 2012.
  4. Dominique Le Lay, « Ida Grynspan, rescapée d'Auschwitz témoigne », www.ouest-france.fr.
  5. « Ida Grinspan, rescapée d'Auschwitz témoigne », www.ouest-france.fr.
  6. (en) « French Jewish grandmother banned from telling school gendarmes handed her over to Nazis », www.telegraph.co.uk, 29 avril 2010.
  7. « Shoah : le message censuré d'Ida Grinspan », www.nouvelobs.com, 28 avril 2010.
  8. Eric Monnier et Brigitte Exchaquet-Monnier, Retour à la vie : l'accueil en Suisse romande d'anciennes déportées de la Résistance française, 1945-1947, Neuchâtel, Alphil, , 411 p. (ISBN 978-2-940489-50-3)
  9. « Ida Grinspan : J'ai pas pleuré, www.lemonde.fr, 25 juillet 2005.
  10. Collège CLAUDE CHAPPE - IDA GRINSPAN, sur le site de l'Académie de Paris
  11. Marc Champenois, « Ordre de la Légion d'honneur - Nominations et promotions du 15-04-2016 », sur www.france-phaleristique.com (consulté le )
  12. « Il faudra raconter », sur films documentaire.fr

Annexes

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes