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Michel Sima
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Naissance

Slonim (Pologne)
Décès
(à 74 ans)
Largentière (Ardèche)
Nom de naissance
Michał Smajewski
Nationalité
Activité
Formation
Lieux de travail
Influencé par
Œuvres principales
Picasso à Antibes
21 visages d'artistes

Michel Sima, pseudonyme de Michał Smajewski, né le à Slonim en Pologne (depuis en Biélorussie), mort le à Largentière en Ardèche, France, est un sculpteur, photographe, céramiste et graveur Polonais, membre de la nouvelle École de Paris.

Biographie

Enfance et formation

Michał Smajewski, naît le à Slonim en Pologne (aujourd'hui en Biélorussie).

Très jeune, Michał Smajewski veut devenir sculpteur. Issu d’une famille de la petite bourgeoisie juive libérale, il arrive à Paris en 1929 à l’âge de 17 ans, et est admis à l’académie de la Grande Chaumière.

En 1933, il rejoint le groupe du peintre Francis Gruber. Il travaille notamment dans les ateliers de Constantin Brâncuși et d'Ossip Zadkine, et gagne également sa vie en photographiant l’actualité pour les journaux.

Il fréquente le cercle de Gertrude Stein et de son frère Leo, et lie de nombreuses amitiés : Jean Cocteau, Francis Picabia, Paul Éluard, Robert Desnos et sa compagne Youki Foujita, Max Ernst, Pierre Tal Coat. Il rencontre Pablo Picasso en 1936. Il participe à plusieurs expositions de groupe à Paris et sur la Côte d’Azur.

Michel Sima pratique l'art du portrait d’artiste. Il crée son style, qui laisse transparaître le profond attachement pour ses modèles. Et au cours des années suivantes, il réalise le portrait de presque tous les artistes de l’école de Paris.

Déportation

Réfugié en zone libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Michel Sima est arrêté à Golfe-Juan en 1942 en tant que juif et étranger. Il est déporté, à Auschwitz depuis le camp de Drancy par le convoi n°38, puis à Blechhammer (Judenlager), alors même que son exposition commune avec Francis Picabia à Cannes connaît un réel succès[1].

Retour en France

De retour en France en 1945 et gravement malade, Michel Sima passe de longs mois de convalescence à Cannes chez son ami Romuald Dor de La Souchère, et à Grasse. En 1946, il retrouve Picasso à Golfe Juan, qui, par son entremise, obtient de disposer d'un vaste atelier au musée Grimaldi d’Antibes mis à sa disposition par Dor de La Souchère[2],[1]. C’est là que Picasso crée notamment La Joie de Vivre et le Triptyque.

Sur les conseils de Picasso, Michel Sima se tourne vers la photographie. Son état de santé ne lui permet plus une pleine activité de sculpteur, même s’il continue à réaliser de petites pièces, des gravures et à pratiquer la céramique. Il couvre de façon très personnelle et documente le travail de Picasso. Un livre en résulte, publié en 1948 : Picasso à Antibes.

C'est à cette époque, en 1946, que Sima qui pratiquait la céramique à Vallauris y emmena Picasso qui par la suite travailla chez les Ramié à la poterie Madoura, poterie où Sima a réalisé une série de portraits saisissants de Picasso[3],[4]. Françoise Gilot témoigne sur cette période dans le film de Christian Tran, Picasso et Sima, le modeleur d'amitié, production Artis, Lyon TV, 2009, 58 min[3],[5] :

« Cette année-là malgré tout c’est là où on a aussi vu les Ramier pour la première fois. Les Ramier de la poterie Madoura. Également avec Sima. Sima avait une intuition extraordinaire parce qu’il a quand même prévu que Picasso pourrait peut-être faire de la céramique. C’est assez extraordinaire et ce n’était pas écrit dans les astres vous voyez. »

Au sujet de Sima, Picasso et leur intérêt pour la photographie, F. Gilot déclare :

« Picasso aimait faire des photos lui-même et aimait que les autres fassent des photos. D’autre part, il s’est révélé, parce que Picasso s’y connaissait quand même très bien en photo, il s’est révélé que Michel Sima était un très bon photographe. Alors raison de plus pour en faire davantage, je veux dire, et on voit aussi que certainement il comprenait la forme, ça se sent, on sent ces contrastes entre la lumière et l’ombre, etc. Et ces formes et les ambiances et tout ça…, Michel Sima, moi je le considère comme un très bon photographe. Ce qui plaisait à Picasso c’est que, justement, Picasso aimait à s’entourer avec des personnes qui avaient quelque chose eux-mêmes, en eux-mêmes. »

Un premier livre est publié en 1959 par les éditions Fernand Nathan : 21 visages d’artistes. Mais profondément déçu par la qualité médiocre de reproduction, Sima décide ne plus publier ses photographies[6].

En 1967, il découvre l’Ardèche par l’intermédiaire de son vieil ami, le peintre René Besset, et décide de s’y établir avec sa famille. C'est à Saint-Pons commune proche d'Alba-la-Romaine qu'ils vécurent de 1967 à 1970.

Tout en conservant son atelier parisien à la Ruche et jusqu’à sa mort le à Tauriers[réf. nécessaire] en Ardèche, il continue à expérimenter de nouveaux matériaux, et de nouvelles formes en sculpture.

Une exposition de ses sculptures sur pierres et sur bois et de ses photos a été organisée au château d'Aubenas (Ardèche) par sa femme Odette et son fils Pierre, du au .

Publications

Michel Sima a publié deux ouvrages :

D'autre part, les portraits de Picasso ont été publiés par Vogue en 1948, en janvier pour l'édition anglaise et en mai pour l'édition française. Il semble qu'il s'agisse là des seuls publications des portraits d'artistes réalisés par Sima, de son vivant, hormis celles relatives à la promotion de ses ouvrages.

Expositions

De son vivant

Expositions posthumes

Collections publiques

Les photographies de Michel Sima font partie de plusieurs collections publiques, dont celles du musée Picasso à Antibes, du musée National du Message Biblique Marc Chagall à Nice, du musée Picasso à Barcelone, de la fondation Arp à Clamart[9] , de la fondation Alberto et Annette Giacometti à Paris, du centre de documentation du musée Matisse à Nice et de la collection Würth.

Notes et références

  1. a et b Erika Billeter, Michel Sima [Ateliers d'artiste], Gand, Snoeck, 2008 p. 201
  2. Françoise Gilot et Carlton Lake (trad. de l'anglais), Vivre avec Picasso, Paris, Édition 10/18, , 379 p. (ISBN 2-264-04260-5), p. 135-136
  3. a et b « Picasso et Sima, le modeleur d'amitié », sur http://www.film-documentaire.fr (consulté le )
  4. Sima, Michel., L'atelier des combles, Paris/Antibes, Hazan, , 151 p. (ISBN 978-2-7541-0338-1, OCLC 313646820, lire en ligne)
  5. Catalogue de la BPI
  6. Erika Billeter, Michel Sima [Ateliers d'artiste], Gand, Snoeck, 2008 p. 203
  7. (en) « Michel Sima Genius in the studio and behind the Paris art scene », sur http://www.mamm-mdf.ru, (consulté le )
  8. « Мишель Сима. Гении в мастерских. Закулисье парижской арт-сцены — Санкт-Петербург 2018 - Музей современного искусства Эрарта », sur www.erarta.com (consulté le )
  9. http://www.fondationarp.org/pages/fondation_credits.aspx

Annexes

Bibliographie

Filmographie

Liens externes