Serge Lebovici

Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 85 ans)
AntrenasVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture Cimetière de MontmartreVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Française
Enfants Élisabeth LeboviciVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession Psychiatre, enseignant universitaire (d), psychanalyste et pédopsychiatre (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Hôpital Necker-Enfants malades et hôpital AvicenneVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Sigourney Award (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Société psychanalytique de ParisVoir et modifier les données sur Wikidata

Serge Lebovici, né le à Paris (17e) et mort le à Antrenas (Lozère)[1],[2], est un psychiatre, professeur de psychiatrie et psychanalyste.

Biographie

Vie privée

Serge Lebovici est né en 1915, aîné de trois enfants dans une famille juive immigrée de Roumanie. Son père Salomon Lebovici est né le à Bârlad, en Moldavie. Il est arrêté par la Gestapo durant la Seconde Guerre mondiale et déporté par le convoi n° 36 en date du du camp de Drancy à Auschwitz [3]où il fut assassiné. Serge Lebovici se cache, avec sa première épouse et sa fille aînée, Marianne Lebovici, née en 1943. En 1953, il a une seconde fille, Élisabeth Lebovici, journaliste à Libération.

La médecine

Il commence ses études de médecine en 1933, réussit l'internat des hôpitaux en 1938. En 1946, il est nommé assistant dans le service de psychiatrie de Georges Heuyer, à l'hôpital des Enfants-Malades. Il s'occupe également d'adultes. En 1963, il parraine la création de l'hôpital de jour Santos-Dumont, à Paris[4]. Dans les années 1980, il fonde un service de psychopathologie de l'enfant et de l'adolescent à l'Hôpital Avicenne à Bobigny, et il enseigne au sein de l'UFR Santé, Médecine, Biologie Humaine (SMBH) de l'Université Paris 13, en PCEM1, jusqu'en 2000, l'année de sa mort. Ses derniers travaux l'amènent à développer tout particulièrement la psychopathologie du bébé, la question des interactions précoces entre le bébé et ses partenaires, et celle de la transmission psychique entre les générations.

Psychanalyse

Après la guerre, Serge Lebovici entreprend une analyse avec Sacha Nacht. Il devient membre de la Société psychanalytique de Paris et en devient directeur (1962-1967). Il préside l'Association Psychanalytique Internationale de 1973 à 1977. Avec René Diatkine et Évelyne Kestemberg, il met en place en France le « Psychodrame analytique individuel ». Lebovici s'intéresse particulièrement à la psychanalyse des enfants et contribue à introduire en France la pensée de Melanie Klein et de Donald Winnicott. Il évolue vers un intérêt pour les théorisations de John Bowlby.

Au moment de la scission au sein de la Société psychanalytique de Paris, en 1953, qui conduit au départ des partisans de Jacques Lacan, il se confronte à celui-ci, dont il devient l'« ennemi personnel »[5], et à Françoise Dolto[6].

Il fut notamment l'analyste de Romain Gary.

Militantisme politique

Serge Lebovici adhère au parti communiste à la fin de la Seconde Guerre mondiale. En 1949, le Parti communiste français demande à ses membres psychiatres de condamner la psychanalyse, et Serge Lebovici, confronté aux pressions, cède dans un premier temps, ce qui lui vaut les critiques de la Société psychanalytique de Paris. Il quitte pourtant le PCF peu après, au début des années cinquante, lors du procès des « Blouses blanches », qui mettait en accusation les médecins juifs russes.

En 1958, avec Philippe Paumelle et René Diatkine, il crée l'Association de santé mentale du XIIIe arrondissement de Paris (ASM13), devenue Centre Alfred Binet, introduisant une visée psychanalytique dans la formation d'équipes médico-sociales «de secteur».

Citations

L'objet est investi avant que d'être perçu puis La mère est investie avant que d'être perçue et c'est ce qui la fait mère[7].

Œuvres

Bibliographie

Notes et références

  1. Mort de Serge Lebovici, figure de la psychiatrie de l'enfant
  2. voir acte de naissance sur le site Internet des Archives de Paris : 17e arrondissement, vue 12/31 : http://archives.paris.fr/arkotheque/visionneuse/visionneuse.php?arko=YTo2OntzOjQ6ImRhdGUiO3M6MTA6IjIwMjAtMDQtMTEiO3M6MTA6InR5cGVfZm9uZHMiO3M6MTE6ImFya29fc2VyaWVsIjtzOjQ6InJlZjEiO2k6NDtzOjQ6InJlZjIiO2k6MzA1MzcwO3M6MTY6InZpc2lvbm5ldXNlX2h0bWwiO2I6MTtzOjIxOiJ2aXNpb25uZXVzZV9odG1sX21vZGUiO3M6NDoicHJvZCI7fQ==#uielem_move=-120%2C-971&uielem_rotate=F&uielem_islocked=0&uielem_zoom=173.
  3. Klarsfeld, 2012.
  4. Moïse Assouline, « Autisme : adolescence, sexualité et vie sociale, Autismo : adolescencia, sexualidad y vida social », L'information psychiatrique, vol. me 89, no 7,‎ , p. 559–570 (ISSN 0020-0204, lire en ligne, consulté le ).
  5. Libération, Mort de Serge Lebovici.
  6. Alain de Mijolla : La France et Freud, Une pénible renaissance (1946 - 1953), t. I, Ed.: Presses Universitaires de France, 2012, (ISBN 2130582958), p. 125 et suiv.
  7. René Angelergues : La Psychiatrie devant la qualité de l'homme, Ed.: Presses Universitaires de France, Coll.: Les champs de la santé, 1992, (ISBN 2130421350)

Voir aussi

Liens externes