Shatta Simon
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 93 ans)
Saint-MaximinVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Charlotte HirschVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie

Shatta Simon, née Charlotte Hirsch le à Sighișoara (Roumanie) et morte en 2003, est une éducatrice française et résistante française, membre du réseau juif clandestin La Sixième. Avec son époux Édouard Simon, elle ouvre et gère la Maison des enfants de Moissac, dans le Tarn-et-Garonne. Entre 1939 et 1945, environ 500 enfants juifs trouvent refuge dans cette maison et survivent à la Shoah.

Éléments biographiques

Charlotte Hirsch est née en 1910 à Sighișoara, en Roumanie[1]. Elle arrive en France en 1933. Elle est la sœur de Sigismond Hirsch, médecin et cofondateur des Éclaireurs Israélites de France, et d'Elisabeth Hirsch, assistante sociale, tous deux également résistants.

Elle pratique le scoutisme israélite, qui pour les filles fait l'objet à cette époque d'un double rattachement aux Éclaireurs israélites et à la Fédération Française des Éclaireuses, section israélite[2]. Elle y rencontre Édouard Simon, dit Bouli, né à Elbeuf, en Seine-Maritime, un ingénieur en électricité. Ils se marient le . Ils ont deux enfants : Jean-Claude (-)[3],[4],[5],[6] et Jean Ariel (-).

Le , le couple ouvre la Maison de Moissac, située 18 quai du Port, à Moissac, Tarn-et-Garonne[7],[8]. Il s'agit initialement d'un lieu d'hébergement pour des jeunes en formation. Face aux persécutions à l'encontre des juifs, le lieu devient à la fois un lieu d'abri et de repli pour des enfants et des jeunes juifs, et un endroit de passage pour de nombreux résistants des réseaux juifs, notamment de la Sixième. Shatta Simon dirige le lieu durant toute la guerre. Elle y recrute de nombreuses personnes qu'elle oriente vers des réseaux ou maquis. À partir de 1943, elle obtient du préfet de Montauban et du maire de Moissac de l'aide, et notamment des tickets de rationnement et des faux papiers pour certains des enfants[9],[10].

Article détaillé : Maison des enfants de Moissac.

Après la guerre, de 1951 à 1993, elle dirige avec son mari une autre maison d'enfants située au château de Laversine (Oise), qui appartenait à Robert de Rothschild. Appartenant à l'Œuvre de secours aux enfants, elle porte aujourd'hui le nom de Shatta et Bouli Simon[11].

Bibliographie

Honneurs

Notes et références

  1. Ginisty Albini, Ginisty Ernestine. Les justes parmi les nations. Yad Vashem.
  2. « Les EIF en 1939 », Revue d’Histoire de la Shoah,‎ (lire en ligne)
  3. Moissac, Dieulefit, Chambon sur Lignon, mémoires vives. entrevue radiophonique avec Jean-Claude Simon, Président de l'Association Moissac, Villes de Justes oubliée, 22 mai 2016.
  4. Simon: "Moissac, mon paradis". Propos recueillis par Max Lagarrigue, La Dépêche du Midi, 23 mai 2016.
  5. Discours de Jean-Claude Simon du 20 août 2014- Moissac. Reconnaissance du couple Ernestine et Jean Ginisty comme Justes parmi les nations.
  6. MOISSAC TV. Interview Jean-Claude Simon. 22 mai 2016.
  7. Moissac ou la mémoire oublié des "Justes". Crif. Tribune, 3 mai 2013.
  8. Moissac, ville de Justes. Documentaire de Brigitte Stora et de Véronique Samouiloff. France Culture.
  9. Catherine Richet, Organisation Juive de Combat, Autrement, (lire en ligne), « Biographie des membres de la Sixième »
  10. Annette LEVY-WILLARD, « Sauvez l'enfant », sur Libération (consulté le )
  11. « Maison d’enfants Shatta et Bouli-Simon à Laversine », sur Œuvre de secours aux enfants (consulté le )
  12. (en) Susan Zuccotti, The Holocaust, the French and the Jews, 1993, p. 287.
  13. (en) Kathy Kacer. Hiding Edith. Avec une photo de Shatta et Bouli Simon.
  14. (en) Kathy Kacer. Hiding Edith. Second Story Press.
  15. Edith Gelbart raconte Moissac. Consulat général de France à Toronto. 29 avril 2016.
  16. François Boulet. Moissac 1939-1945: Résistants, Justes et Juifs, 2016.
  17. Place Bouli et Shatta Simon, Moissac. geographic.
  18. Inauguration de la maison d'enfant Shatta et Bouli Simon: 6e Maison d'enfants de l'OSE. OSE. France.

Articles connexes